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Mortalité suicidaire (tentative de suicide)

En Belgique, le phénomène concerne 6 à 7 suicides par jour (près de 2000 suicides aboutis par an). Au niveau de l’ensemble de la population belge, le suicide est la 7ème cause de décès parmi  les autres causes de décès, mais la première cause «externe», ce qui signifie que le nombre de décès par suicide est supérieur au nombre de décès par accidents de la route, chutes accidentelles et autres accidents.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il s’agit de la deuxième cause de mortalité, après les accidents de transport. Chez les 24 et 44 ans, le suicide représente la première cause de décès, avant notamment les cancers et les accidents de la circulation. 

Le tableau suivant nous permet de visualiser la classification du suicide parmi les autres causes de décès pour la catégorie "tous âges" ainsi que pour les jeunes de 15 à 24 ans.

 

Globalement, en Belgique le risque suicidaire augmente avec l’âge, avec un premier pic aux alentours de 45 ans et un deuxième pic important à partir de 75 ans. Chez les personnes âgées de plus de 60 ans, le taux de suicide est 4 à 5 fois supérieur à la moyenne nationale.

Le taux de suicide des hommes est plus élevé que celui des femmes, mais à l’inverse les femmes font plus de tentatives de suicide. L'une des explications classiques est que l'homme utilise davantage des moyens létaux (armes à feu, pendaison etc.) ou s'engage davantage dans les conduites à très haut risque, alors que les femmes ont surtout recours aux intoxications médicamenteuses lors des tentatives de suicide.

Le taux de suicide varie en fonction de la situation de vie des individus. Les personnes célibataires, veuves ou séparées, présentent un taux de suicide plus élevé que celles vivant en couple.

Le suicide chez les jeunes homosexuels est une problématique émergente. Différentes études montrent que les jeunes homosexuels présenteraient un risque de tentative de suicide plus important que les hétérosexuels. Des comportements suicidaires qui surviennent souvent suite aux discriminations et stigmatisations qu’ils subissent.

Si l'on compare les données des 3 régions, il apparaît que le taux de suicide est plus élevé en Région wallonne. Cette tendance a été vérifiée sur plusieurs années sans cependant pouvoir donner une explication à cette différence de taux.